Tu m’as aimée, tu m’as écoutée, tu m’as rassurée,

T’étais là quand j’allais mal, tu savais exactement quoi dire pour me calmer.

Tous les soirs on s’appelait, j’attendais que ça,

Je m’endormais avec ta voix… et pour une fois, je me sentais en sécurité avec toi.

Puis un jour, t’as changé… sans prévenir, sans expliquer,

T’es devenu froid, distant, comme si j’existais plus.

Je te parlais avec le cœur, je te donnais tout ce que j’avais,

Et toi tu répondais à peine… comme si ça te touchait plus.

Je me suis remise en question mille fois,

Je me demandais ce que j’avais fait de mal.

J’ai commencé à me taire, à tout garder pour moi,

À me dire que le problème, c’était sûrement moi au final.

Je t’ai pardonné des choses qui m’ont brisée,

Des choses qui m’ont fait pleurer des nuits entières.

Mais je restais… parce que je voulais pas te perdre,

Parce que malgré tout, t’étais tout ce que j’avais.

Un soir, j’ai pleuré dans tes bras comme jamais,

Je t’ai supplié de ne jamais te lasser de moi.

Je tremblais, j’avais peur que tu partes déjà,

Et toi tu m’as serrée en me disant que tout irait bien… que t’étais là.

Aujourd’hui, ces mots me font encore plus mal,

Parce que t’es parti quand même… comme si rien n’avait compté.

Comme si mes larmes, mes efforts, tout ce que j’ai donné,

Ça valait rien… absolument rien à tes yeux.

Je me sens bête d’avoir été aussi attachée,

D’avoir été aussi vraie, aussi fragile avec toi.

J’ai cru en toi, j’ai cru en nous sans hésiter,

Alors que toi… t’étais déjà en train de me lâcher.

J’ai défendu ton nom devant tout le monde,

Même quand mes proches voyaient que je m’abîmais.

Ma mère m’a vue changer, m’éteindre chaque jour un peu plus,

Maigrir, sortir seule le soir… juste pour essayer de respirer.

Je marchais avec mes écouteurs, sans but, sans direction,

Avec juste ton absence qui me faisait mal à chaque pas.

Je repensais à tout, à nous, à ce que j’avais imaginé,

Et à tout ce que toi, t’as détruit sans même te retourner.

J’étais déjà pas bien avant toi…

Mais toi, t’as réussi à me casser encore plus profondément.

T’as touché des blessures que je cachais depuis longtemps,

Et t’es parti en me laissant gérer tout ça toute seule maintenant.

Et le pire… vraiment le pire dans tout ça,

C’est que malgré tout ce que t’as fait, malgré tout ce que j’ai encaissé…

Y’a encore une partie de moi qui t’attend,

Qui espère que tu reviennes… même après m’avoir autant détruite.